karla suarez

Roman.
Éditions Métailié, Paris, 2012.
Traduit de l'espagnol par François Gaudry.
Titre original : Silencios.

Prix du premier roman en Espagne.
Ce livre a été retenu dans la sélection de la rentrée littéraire Automne 2002 de la Fnac et de France Culture.

Éditions:
Espagne : Silencios, Ediciones Lengua de Trapo, 1999.
Italie: Silenzi, Besa, 2000.
Allemagne: Gesichter des schweigens, Rowohlt, 2001.
France: Tropique des silences, Edition Métailié, 2002.
Portugal: Os rostos do silêncio, Asa, 2002.
Espagne: Silencios, RBA, Barcelona, 2002 (kiosco).
Italie: Silenzi, Ugo Guanda, 2005. (poche).
France: Tropique des silences, Éditions Métailié, suites. 2005. (poche).
Slovénie: Tzine, Zalozba Goga. 2006.
Cuba: Silencios, Letras Cubanas, 2008.
Espagne: Silencios, Punto de lectura, 2008 (poche).
France: Éditions Métailié, Paris, 2012 (poche).

Lire: Premières pages du roman Tropique des silences.

 

À La Havane, une petite fille aux yeux clairs et aux cheveux crépus négocie le difficile tournant de l’enfance à l’adolescence, dans une famille condamnée à la cohabitation par les conditions sociales du pays: un père, officier de toutes les guerres de la Révolution, une mère argentine droguée au tango, une tante amateur d’opéra, un oncle masseur et une grand-mère plaintive, gardienne de la morale. L’enfant va peu à peu découvrir que tout le fragile édifice familial ne tient que sur le mensonge, à commencer par ses origines à elle; ses cheveux crépus lui font découvrir la faute cachée et inavouable de la grand-mère: un grand-père noir et très sympathique, puis l’homosexualité de l’oncle, la double vie du père...

Celle qu’on a surnommée p’tit Mec fuit la famille pour les amis de son âge; fréquente les fêtes des années 80, les débats où l’on refait le monde, et goûte à la drogue, loin de l’apocalypse annoncée du système politique. Egalement étrangère à cet univers, tout aussi faux que celui de sa famille, l’adolescente cherche sa voie dans la solitude et le silence. Karla Suárez utilise une langue originale, moderne, directe et lucide, séduisante par son rythme expressif et sa concision. Ce premier roman construit autour de personnages attachants, loin des clichés, révèle des aspects inattendus de la Cuba actuelle.

 

Presse :

Ce livre a été retenu dans la sélection de la rentrée littéraire Automne 2002 de la Fnac et de France Culture.

« Son écriture est nerveuse, maigre, elliptique. Un écrivain est né. Stop. Félicitations. Stop. Attendons la suite sans crainte ni tremblement. »  (François Kasbi, Le Figaro littéraire.)

« Tropique des silences décrit bien l'univers de l'enfance. Petite fille qui se réfugiera dans le silence et la solitude parce qu'on ne lui a pas donné envie de devenir adulte. Le roman ne manque aucune scène importante. Tout est juste. La chute du toit de l'école, la perte de la virginité, les soirées cubaines, l'aveu du père, l'apprentissage de l'écriture. Karla Suarez parle bien de l'entre-deux. Quand tout pourrait être possible mais quand rien ne l'est vraiment. Et ce roman, qui devrait être sombre tant il brosse le portrait d'une adolescente en non-devenir, réussit à faire souffler le vent de l'ailleurs. On y voit, non pas encore tout à fait la victoire de la vie, mais la manière dont l'idée de la mort a été repoussée.»  (M-L-D, Journal du dimanche.)

«Dans la maison, il y a eu son père, militaire; sa mère, une Argentine qui a fini par retourner au pays, son oncle, sa tante, et ses amis. La maison est seule. La femme écoute de la musique fort, car "monter le son est la solution du désir", puis s'enfonce dans le silence, inviolable et immobile comme une île à la dérive. » (Liberation.)

« On rit beaucoup dans ce premier roman de Karla Suarez. (…) La plume est directe, le regard lucide. En filigrane de la vie de la narratrice, s'esquisse une fresque de la société cubaine des trois dernières décennies: l'euphorie des années 70, le divorce entre les procastristes et les traîtres réfugiés à Miami, la guerre d'Angola, l'écroulement du bloc de l'Est qui précède inévitablement celui de l’île, l'angoisse des jeunes Cubains face au monde occidental « nous sommes des pigeons le bec ouvert, parce que nous n'avons jamais eu à chercher de brindilles pour faire le nid ». Un livre attachant pour lequel son auteur a reçu en Espagne le Prix du premier roman.» (Alexie Lorca, Lire.)

Sélectionné parmi les dix romans de nouvelles écrivains de l'an 2000 par El cultural, Espagne: «... à notre avis, les meilleurs fruits de la récolte 2000, abondants et variés, dans lesquels plus d'une centaine de premières œuvres d'art ont été publiées. Surprenez la capacité de Suárez à représenter le quotidien. » (Care Santos, El Cultural, España)

«... c'est le signe des temps, d'une génération qui se voit détruite - et c'est le roman de Suárez le dépeint avec un succès extraordinaire - le conglomérat familial et, pourquoi pas, le conglomérat social. » (Luis de la Peña, El País, España)

« Les Silences de Karla Suárez sont les silences du secret et de la déception (...). Mais ce sont aussi les silences du futur (...). Silences de réflexion, en bref. De littérature. » (Ricard Ruiz, La Razón, España)

« Karla Suárez a un talent incontestable de narratrice, elle sait bien raconter une histoire, avec un langage direct, et nous divertir.» (Germán Gullón, ABC, España)

« C’est un portrait de la société cubaine contemporaine, réalisé en 1998, à l’écart: de manière concise et directe. » (Rosa Esther Juárez, Diario Público, México)

« Dans cet univers de couleurs confuses, décrit avec une prose très fraîche et rythmée, La Flaca essaie de grandir, déterminé à vivre des amitiés nocturnes de ce que devrait être la jeunesse communiste - entre fêtes et littérature, cocaïne et musique, rhum et peinture.»  (Massimo Calandri, La Repubblica, Italia)

« Le récit est agile, drôle, sensuel, parfois surréaliste et même délirant, et les personnages eux-mêmes sont soigneusement façonnés par l'auteur avec une matière première délicieuse pleine d'amour, d'amitié, de douleur et d'absurdité quotidienne.» (Víctor Quelhas, Expresso, Portugal)

« C'est le silence de ce qui ne peut être dit, de ce qui est gardé dans la poitrine, comme s'il était gardé dans une malle où sont conservés des bijoux précieux. C'est l'un des meilleurs romans que j'ai lu ces derniers temps.» (José Luís Peixoto, Suplemento do Diario de Noticias, Portugal)