karla suarez

Editions Husson, Brussels, 2007.
Nouvelles: Karla Suárez.
Photographies: Yvon Lambert.
Postfaces: Eduardo Manet et Sylvia Böhmer.
Traduit de l'espagnol par Claude Bleton.
Titre original : Grietas en las paredes.

 

Éditions:
Belgique: Grietas en las paredes, Editions Husson, 2007 (en espagnol).
Belgique: Lézardes, Editions Husson,  2007.

 

Karla Suárez et Yvon Lambert ne se connaissaient pas mais tous deux ont connu la Havane au tournant du siècle. Karla a écrit des nouvelles dont les personnages vivent à la Havane. Loin des lieux emblématiques que fréquentent les touristes, Yvon a photographié le petit peuple dans sa vie quotidienne. De leur rencontre est né un ouvrage à quatre mains emprunt de respect et d’empathie pour les habitants de ce pays.

Du Postface.
Pour Eduardo Manet.

Et c’est ça que Karla Suarez nous offre : la poésie du quotidien, la musicalité d’un langage, la singularité d’un pays à part entière.

L’alliance entre un écrivain et un peintre ou un écrivain et un photographe existe depuis fort longtemps. Cette combinazione n’est pas toujours réussie. Cette fois-ci, l’ensemble texte et image marche à fond. Les photos d’Yvon Lambert ne sont pas là pour « illustrer » le texte, et le texte n’est pas là pour « accompagner » les photos. Le résultat est harmonieux et le bâtiment tient solidement ses promesses.

Cuba sans folklore, Cuba sans misérabilisme chic, Cuba sans coucher de soleil glacé. Et, parmi ces photos, celle qui me semble exemplaire. Une façade délabrée avec ses fissures sur le mur. Une vieille « belle américaine » rafistolée avec art. Et, à demi couchée sur l’auto, une fillette fluette, nonchalante, sensuelle. Le Cuba d’hier, le Cuba de demain. Un personnage, la Nina sur la belle Américaine, que Karla Suarez aurait pu inventer. Réalité dans la fiction, fiction réelle. Le cercle parfait.

Un livre à lire, un livre à regarder.

Bon voyage, amis.