karla suarezRoman.
Éditions Métailié, Paris, 2017.
Traduit de l'espagnol par François Gaudry.
Titre original: El hijo del héroe.

Éditions:
Espagne: El hijo del héroe, Editorial Comba, 2017.
Portugal : Um lugar chamado Angola, Porto editora, 2017.
France : Le fils du héros, Éditions Métailié, 2017.

Lire: Premières pages du roman Le fils du héros.

Écouter: Bande-son du Le fils du héros.

 

Ernesto a 12 ans lorsqu’on lui annonce la mort de son père dans les troupes cubaines envoyées en Angola. Fini les aventures trépidantes avec ses amis Lagardère et la belle capitaine Tempête, lui, le courageux comte de Monte-Cristo, se voit obligé de devenir “le fils du héros”, une tâche particulièrement lourde dans un pays socialiste.

Plus tard, obsédé par cette guerre dans laquelle son père a disparu, il étudie avec passion cette période sur laquelle les informations cubaines ne sont pas totalement fiables. Il tente alors de reconstruire l’histoire de la mort de son père et se rend compte que tout ne s’est pas passé comme il l’a imaginé. Faire la guerre est plus compliqué que ce qu’on croit.

Oscillant entre passé et présent, entre douleur et passion, Karla Suárez trace avec ironie et lucidité le portrait d’une génération écrasée par une vision héroïque de l’histoire et qui a dû construire, à travers les mensonges et les silences de l’idéologie étatique, ses propres rêves et ses propres voies vers la conquête de la liberté individuelle.

 

Presse:

Audiovisual (français): France Inter « L’humeur vagabonde ». Entretien de Kathleen Evin à Karla Suárez.

Audiovisual (français): France Culture « Par les temps qui courent». Entretien de Marie Richeux à Karla Suárez.

Audiovisuel (français): Le Point Afrique. Entretien de Valérie Marin la Meslée à Karla Suárez.

Audiovisuel (français): TV5 Monde "Le Monde en français". Entretien de Mohamed Kaci à Karla Suárez.

Audiovisuel (espagnol): IBE.TV: Noticias Culturales Iberoamericanas. Entretien de María de Blas à Karla Suárez.

Audiovisuel (português) : Radio TSF. Livre du jour, par Carlo Vaz Marques.

 

« C’est un roman extraordinaire. » (Edgar Morin)

Le Palmarès des lecteurs: sélectionné entre le cinq roman étrangères meilleurs de la Rentrée littéraire 2017 par Lecteurs.com.

« Conflits entre souvenirs et espoirs, entre amour filial et conjugal, entre séjours à La Havane et vie à Lisbonne, ce beau roman tient en haleine de bout en bout jusqu'au rebondissement final. » (Gilles Heuré, Télérama, France)

« Tout l’art de Karla Suárez consiste à frapper de dérision le discours officiel, l’engagement politique inculqué à la population, en prenant les grandes déclarations et les événements majeurs par le petit bout de la lorgnette, à travers le prisme de la discussion familiale et de la perception que pouvait avoir de la situation – nationale et mondiale – le Cubain de la rue. » (Daniel Lefort, En attendant Nadeau, France)

« Karla Suárez tisse avec intelligence et finesse le portrait d'une génération à jamais marquée par une idéologie étatique. » (Elena Paz. Qué tal París, France)

« Avec une tendre ironie, l'autodérision de ceux qui en ont beaucoup vu et entendu, et un beau sens de l'humour, elle met en scène des êtres qui ont l'histoire dans la peau, et jusque dans leur prénom déterminé par les héros du jour à Cuba. » (Valérie Marin la Meslée, Le Point Afrique, France)

« Auteur d'une tétralogie sur son pays natal, dans El hijo del héroe, parle de la guerre en Angola avec une grande histoire d'amitié en arrière-plan. » (Xavi Ayén, La Vanguardia, Espagne)

« Avec Le fils du héros, l’écrivaine cubaine fini un cycle romanesque composée par quatre roman inspiré á l’histoire récent de son pays. » (Borja Martínez, Revista Leer, Espagne)

« Le fils du héros est un bon roman, une histoire qui mêle les aventures des individus avec le portrait d’un lieu et une époque pertinente. » (Javier Valenzuela, InfoLibre, Espagne)

« Roman implacable. Le type de narration qui nous séche la bouche. » (Mempo Giardinelli, Lecturario)

«Karla Suárez raconta la fixation d'un homme par le passé et l’incapacité que on peut avoir de vivre le présent. » (José Ovejero, Espagne)

 « Le fils du héros est le roman que la génération de Suárez avait dit dans une chanson (...); dans les vers (...); en arts visuels (...); mais pas encore dans un roman. » (Mabel Cuesta, Labicicletaroja)

« Karla Suárez a su écouter toutes les voix qui s’élèvent dans la société cubaine. Le roman que Cuba attendait depuis longtemps» (Raquel Ribeiro, Publico, Portugal)

« Le roman raconte l’impact de la participation de Cuba à ce conflit — qui n’était que le dernier échiquier de guerre froide. » (Observador, Portugal)

« En faisant voyager le récit entre Cuba, l’Angola et le Portugal, l’auteur, Karla Suárez, mettez votre personnage à la recherche d’une version de l’histoire que vous cassez les doutes. » (Ângela Marques, Sabado, Portugal)

« Le livre est une sorte de cri muet qui raconte la vie du peuple cubain au cours du conflit.» (Nuno Ramos De Almeida, Jornal I, Portugal)

 

Karla Suarez

Le bec en l'air éditions, Manosque, 2014 (Colección Collatéral).
Textes: Karla Suarez.
Photographies: Francesco Gattoni.
Traduit de l'espagnol par Claude Bleton.

 

Éditions:
France: Rome, par-delà les chemins, Le bec en l'air éditions, 2014.

 

La suite du travail commencé sept ans auparavant avec Cuba, les chemins du hasard. Cette fois-ci à Rome, ville natale du photographe.

Sept ans après Cuba, les chemins du hasard, Karla Suárez et Francesco Gattoni se retrouvent pour un exercice de « dialogue à l’envers ». Dans le premier titre de la collection Collatéral, il s’agissait pour le photographe italien de raconter en images le Cuba qu’il aimait, tandis que l’auteure cubaine racontait ses souvenirs de jeunesse.

Les voici à Rome, ville natale du premier, bien connue de la seconde. Leurs écritures mêlées invitent à une déambulation dans les rues de la ville où l’on traverse les siècles en quelques mètres. Tous les chemins mènent à Rome… En réalité, nous rappelle Karla Suárez, cela dépend de celui qui les emprunte. Ils peuvent aussi nous mener beaucoup plus loin, parcourir le temps en tous sens et contribuer à faire de Rome une ville éternelle.

 

Karla Suarez

Roman.
Éditions Métailié, Paris, 2012.
Traduit de l'espagnol par François Gaudry.
Titre original : Habana año cero

Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-monde, 2012.
Grand Prix du Livre Insulaire, France, 2012.

Éditions:
Portugal: Havana anno zero, Quetzal Editores. Lisboa, 2011.
France : La Havane année zéro, Éditions Métailié, 2012.
Cuba: Habana año cero, Ediciones Unión, 2016.
Japon: ハバナ零年, Editorial república, 2019.
España: Habana, año cero, Editorial Comba, 2019.

Lire: Premières pages du roman La Havane année zéro.

Écouter: Bande-son du La Havane année zéro.

 

Cuba, 1993. C'est la crise, on ne trouve plus grand-chose à manger, et faute de carburant tout le monde roule à vélo. Julia, la narratrice, est une jeune prof de maths, qui enseigne dans un lycée technologique. Elle navigue entre trois hommes, trois histoires, toutes différentes, et qui vont se retrouver curieusement mêlées. Euclides, son ancien prof de faculté, ex-amant, est brisé par l'exil de ses enfants. Angel est un bel amoureux qui en outre dispose d'un appartement dans le quartier du Vedado, en plein centre-ville - un luxe rare à l'époque. Leonardo est un écrivain à lunettes, grand amateur de rhum et affabulateur de première.

Tous ces personnages sont fascinés par l'histoire d'un certain Antonio Meucci, un Italien émigré à La Havane qui aurait inventé le téléphone avant Graham Bell. Tous souhaitent récupérer le document original qui permettrait de prouver définitivement l'antériorité de l'invention de Meucci sur celle de Bell. Mais surtout, et c'est le plus important : tous mentent, par jeu, par intérêt, par ennui. Coincée entre les trois hommes, la narratrice cherche à démêler le vrai du faux, tout en pratiquant la survie active et quotidienne dans un pays au bord du gouffre.

Dans cette histoire racontée comme une énigme mathématique, Karla Suárez met en scène avec brio une société épuisée, à court de vivres et de rêves, où chacun s'efforce cependant de garder intact tout ce qui peut rendre la vie supportable - l'amour, l'amitié, l'avenir...

 

Presse: 

« Le fil rouge (ou le prétexte) est une enquête sur un Italien qui aurait inventé le téléphone à La Havane, juste avant Graham Bell. Mais le roman, touffu, dense étourdissant, vaut pour la cruelle peinture sociale de ces années, de la main de la narratrice, professeur de maths. » (Thierry Clermont, Le Figaro Littéraire)

« Dans cet “Au nom de la rose” sauce cubaine construit comme une énigme mathématique, Karla Suarez insuffle l’énergie de la survie, l’humour, l’envie de rêver, de faire l’amour, dans la lignée des chefs-d’œuvre nés du manque, du désastre. » (Emmanuelle de Boysson, Marie Claire)

« Una vez más una pequeña joya y un muy buen momento de lectura » (Anne-Sophie, Librairie  Mis en page)

« Une fois de plus un petit bijou et un très bon moment de lecture. » (Anne-Sophie, Librairie  Mis en page)

« A La Havane année zéro, il n’y a pas de gagnants, seulement de splendides perdants. ( Dominique Conil, Médiapart)

« Le fantôme de l’inventeur du téléphone se réveille dans une ville où celui-ci «ne fonctionnait presque jamais». Ensuite, on apprend beaucoup sur cet outil, sur La Havane en pénurie, et sur cet autre outil de communication, généralement défaillant, qu’on appelle l’amour. » (Philippe Lançon, Libération)

« Les personnages évoluent entre liaisons amoureuses et dissimulations, en quête d'une probable chimère qui n'est peut-être qu'un alibi pour se prouver que la vie, à La Havane, n'est pas totalement figée. » (Gilles Heure, Telérama)

« Un roman brillant, joyeux et beau, qui suit le rythme précis, musical et harmonique des chapitres coupés au ciseau, imposé par le chef de l'ingénieur de Suárez» (Revista Leer, Espagne)

« À mi-chemin entre le roman historique, la comédie des enchevêtrements et le roman policier, Karla Suárez réussit à dépeindre avec une extraordinaire volupté et une suggestion l'une des périodes les plus difficiles de l'île des Caraïbes. (Matías Néspolo, El Mundo, Espagne)

« Avec une bonne dose d'humour et une prose généralement plate et précise, Karla Suárez nous offre un autre plat à recommander. » (Mempo Giardinelli, Lecturario)

 « Karla Suárez applique à Cuba la théorie du chaos, depuis le grand changement de 1959, et développe une réflexion sur les rapports entre science et littérature, citant Queneau et Sábato, Calvino et l’Oulipo. » (Isabelle Rüf, Le Temps, Suisse)

« L’intrigue originale racontée sous forme d’énigme mathématique doublée d’un portrait de La Havane en 1993, apocalyptique, font tout l’attrait de ce roman. » (Camille de Marcilly, La Libre Belgique)

« On est fasciné par les relations humaines et par leurs manèges, rendus nécessaires en ce pays de soleil mais isolé. » (Montréal157, Canada)

 « D’une écriture incisive et sobre, Karla Suarez dévoile un pays ravagé par la crise économique. Et en filigrane, il y a bien sûr tous ces Cubains qui rêvent, luttent au quotidien pour rendre la vie un peu plus supportable qu’elle ne l’est. » (Kassia G.-A., Le matindz, Algérie)

 « De son écriture sont des ingrédients caractéristiques de la bonne littérature: une bonne histoire, avec rythme et fluidité, mais aussi avec sensibilité, élégance, intelligence et sens de l'humour. » (Vítor Quelhas, Duas margens, Portugal)

 

 

Karla SuarezLe bec en l'air éditions, Manosque, 2017 (Colección Collatéral).
Textes: Karla Suarez.
Photographies: Francesco Gattoni.
Traduit de l'espagnol par Claude Bleton.

Éditions:
France: Cuba, les chemins du hasard, Le bec en l'air éditions, 2017.

 

Karla Suarez, s'appuie sur les photos de l'Italien Francesco Gattoni pour raconter son pays. Sans nostalgie, à travers des chroniques sensibles et autobiographiques, Karla Suárez raconte Cuba et dialogue avec les photos de l’Italien Francesco Gattoni dans un voyage à la fois drôle et imprévisible. Ses souvenirs, racontés avec un détachement joyeux, constituent un prolongement littéraire insolite à la découverte de son pays.

La collection Collatéral mêle la littérature et la photographie contemporaines en croisant le regard de deux auteurs, un écrivain et un photographe. COLLATERAL part du constat que le texte est image comme l'image est texte. Ce qui compte ici c'est le rapport entre ces deux formes d'écritures, le point de tension que la mise en page va révéler. L'objectif de la collection est aussi de faire se rencontrer, dans la mesure du possible, deux artistes de nationalités différentes et d'établir un dialogue entre leurs créations.

Presse: 

« Dans Cuba, les chemins du hasard Karla vous raconte sans nostalgie mais avec une grande sensibilité et parfois beaucoup d’humour, son île natale. Des textes, des souvenirs, des chroniques sensibles, accompagnés des magnifiques photos noir et blanc de Francesco Gattoni. » (Marc Fernandez, Revue Ulysse.)

Entretien avec les auteurs et présentation du livre dans le Salon du livre de l'Amerique Latine à Paris: Page Vidéos.

 

karla suarez

Editions Husson, Brussels, 2007.
Nouvelles: Karla Suárez.
Photographies: Yvon Lambert.
Postfaces: Eduardo Manet et Sylvia Böhmer.
Traduit de l'espagnol par Claude Bleton.
Titre original : Grietas en las paredes.

 

Éditions:
Belgique: Grietas en las paredes, Editions Husson, 2007 (en espagnol).
Belgique: Lézardes, Editions Husson,  2007.

 

Karla Suárez et Yvon Lambert ne se connaissaient pas mais tous deux ont connu la Havane au tournant du siècle. Karla a écrit des nouvelles dont les personnages vivent à la Havane. Loin des lieux emblématiques que fréquentent les touristes, Yvon a photographié le petit peuple dans sa vie quotidienne. De leur rencontre est né un ouvrage à quatre mains emprunt de respect et d’empathie pour les habitants de ce pays.

Du Postface.
Pour Eduardo Manet.

Et c’est ça que Karla Suarez nous offre : la poésie du quotidien, la musicalité d’un langage, la singularité d’un pays à part entière.

L’alliance entre un écrivain et un peintre ou un écrivain et un photographe existe depuis fort longtemps. Cette combinazione n’est pas toujours réussie. Cette fois-ci, l’ensemble texte et image marche à fond. Les photos d’Yvon Lambert ne sont pas là pour « illustrer » le texte, et le texte n’est pas là pour « accompagner » les photos. Le résultat est harmonieux et le bâtiment tient solidement ses promesses.

Cuba sans folklore, Cuba sans misérabilisme chic, Cuba sans coucher de soleil glacé. Et, parmi ces photos, celle qui me semble exemplaire. Une façade délabrée avec ses fissures sur le mur. Une vieille « belle américaine » rafistolée avec art. Et, à demi couchée sur l’auto, une fillette fluette, nonchalante, sensuelle. Le Cuba d’hier, le Cuba de demain. Un personnage, la Nina sur la belle Américaine, que Karla Suarez aurait pu inventer. Réalité dans la fiction, fiction réelle. Le cercle parfait.

Un livre à lire, un livre à regarder.

Bon voyage, amis.

 

karla suarez

Roman.
Éditions Métailié, Paris, 2005
Traduit de l'espagnol par Claude Bleton.
Titre original : La viajera

Éditions:
Espagne: La viajera, Roca editorial, 2005.
France : La Voyageuse, Éditions Métailié, 2005.
Portugal: A viajante, Asa, 2006.
Italie : La viaggiatrice, Ugo Guanda, 2007.

Lire: Premières pages du roman La voyageuse.

 

Deux jeunes Cubaines décident de faire leur vie hors de Cuba. Lucia se marie à un homme d'affaires italien et s'installe à Rome, tandis que Circé part dans le monde à la recherche de "sa" ville et ne se manifeste que par des cartes postales. Des années plus tard, Circé arrive chez Lucia et s'installe "à la cubaine", en compagnie de son petit garçon et d'un bonsaï. Elle donne à lire à Lucia son carnet de bord. Au fil de la lecture, Lucia découvre la vulnérabilité de son amie. De leurs conversations naîtront des déplacements de points de vue qui les font évoluer toutes les deux.

Plongée subtile dans les méandres de l'amitié féminine, voyages de rencontres en rencontres de Sâo Paulo à Mexico, Madrid ou Rome, vision caustique de l'exil, Karla Suárez écrit ici un roman plein de vitalité et d'ironie, crée des personnages cocasses ou touchants, tout particulièrement Circé, qui par sa simple présence révolutionne la vie des autres.

Dans un style direct, nourri de sensations et de musique, voici le roman vital d'une jeune romancière cubaine pleine de curiosité pour le monde.

 

Presse:

«… ce roman, par sa construction binaire, par l'intensité de certains événements, par le regard porté sur le monde et ses habitants, exilés pour la plupart, révèle la volonté de Karla Suárez de livrer au lecteur un témoignage sur le déracinement autant qu'un message d'espoir, celui que lance Circé tout au long d'un périple dont on ignore quand il s'achèvera. » (Max Alhau, La Nouvelle Revue Française)

« Il dépeint bien la mentalité des exilés et leur regard sur les autres avec cette joie de vivre, cette bonheur d’être ensemble, de faire la fête, de danser en pensant à la terre natale. » (FR, Notes bibliographiques)

« Son premier livre nous avait bouleversée. Son deuxième nous émeut. Une romancière est née : Karla Suárez. D’origine cubaine, cette prometteuse graine d’auteur s’implante définitivement dans le paysage littéraire contemporain pour l’enrichir d’une écriture originale, moderne, directe et lucide, puisant dans un terreau aussi noir que fertile : la société cubaine actuelle » (C.M, La gazette.)

« Un roman marqué par l’absence de l’ile, d’un vrai chez soi. (...) C’est aussi un roman sur l’exil et les villes. Il y a des pages merveilleuses sur toutes les villes du voyage de Circé et sur l’impossibilité d’être de quelque part si on a perdu son port d’origine. » (Denis Leduc, A vous livre)

« Lire un livre de Karla Suárez est une expérience des cinq sens. » (Tatiana Dilhat, Vocable)

« Avec ce nouveau roman, Karla Suarez nous plonge au cœur d'une belle amitié féminine qui exerce ses pouvoirs de bien des manières. Comme toujours, l'écriture est bien rythmée et l'écriture chaleureuse. » (Cécile Fortis, Cigares, spirits & co).

« Avec La voyageuse Karla Suárez cherche sa propre Ithaca. » (María Jesús Molina, El mundo, Espagne.)

« C'est une histoire pleine de réflexions dans lesquelles la recherche d'identité se fait à travers l'autre. » (K.C, El País, Espagne)

« Une histoire empreinte de réflexion vitale, d’émotion et d’intuition. » (Ana Ramos, Diario Deia, País Vasco, Espagne.)

« La voyageuse est un roman amicale avec le lecteur mais avec une architecture littéraire qui ne cherche pas la facilité mais le risque, compagnon inséparable du voyageur.» (Antonio Ortuño, Público, Mexique)

« Plus qu'une recherche de la ville, c'est une recherche d'identité.» (El tiempo, Colombie)

« Comme dans le roman précédent, Karla Suárez se concentre sur l'individu. C’est un hommage à la liberté, plein de vitalité et d’ironie.» (A.C.P, Público, Portugal)

« Les personnages des romans de Karla Suárez sont faits de peau, de mémoire et de sentiments cubains. (...) La voyageuse est une belle histoire de voyage, d'amitié et de complicité avec le féminin.» (Víctor Quelhas, Expresso, Portugal)

« Le livre du jour: La voyageuse. Bien joué la stratégie de faire entrer le lecteur à travers Lucía et de faire connaître ce protagoniste à travers les récits écrits par son amie, Circé (Ansa, Italie.)

« Comme certains personnages de ses novelles et de ses romans, Karla Suárez est une nomade. C’est l’une des voix littéraires d’une génération de créateurs irrévérencieux issus de la Révolution Cubaine, mais qui quittent leur moule totalitaire pour parcourir le monde et créer leur musique, leur littérature et leur art. . » (Fabiola Santiago, Miami Herald, USA)

 

 

Karla Suarez

Nouvelles.
Il n’y a pas de traduction française.
Titre original : Carroza para actores.

Éditions:
Colombie : Carroza para actores, Editorial Norma, 2001.
Cuba : Carroza para actores, Ediciones UNION, 2011.

Lire: Nouvelle Carrosse pour acteurs.

 

Ce recueil de nouvelles est conçu comme une symphonie. C’est pour raison qu’il est divisé en quatre actes ou mouvements : Allegro ma non troppo, Adagio, Andante y Andante cantabile. Le lecteur trouvera différents points de vue sur les relations amoureuses et des histoires rien conventionnelles, la plupart avec de solutions surprenant et incroyablement inattendu. L’amour inachevée, l’amour par mail, l’amour impossible, l’amour inévitable, l’amour que fait rire, l’amour surprenant : il y a tout dans les pages de ce livre.

 

Presse:

« Douze histoires dans lesquelles distille un existentialisme impitoyable, dans lesquelles les gens errent plongés dans des environnements cruels, dans lesquels aller de l’avant signifie vivre au jour le jour et sans avoir trop d’attentes pour demain.» (Daniel Domínguez Z, La prensa,  Panamá)

« Ce recueil de nouvelles nous découvre un narrateur particulièrement suggestif, propriétaire d’un style personnel qui oscille entre aisance et chaleur.» (Esther Vargas, Domingo, Pérou)

« Les personnages de ce livre sont comme ça: les extrêmes. Ils parient leur vie, leur sang, leur santé mentale et leur destin à la recherche de cette minute d’existence qui les "consume" définitivement.» (Ana Durán, Revista 3 puntos, Argentine)

« Karla Suárez a un sens particulière pour écrire et sentir des histoires. En fouillant dans son travail, on perçoit la facilité avec laquelle elle habite dans cet espace narratif. Ses personnages, les situations, les scénarios, les mots justes et le thème en tant que centre du tir à la cible nous permettent d’affirmer que Karla est une narratrice en soi, qu’elle aime la nouvelle et qu’elle aime les écrire.» (Rafael Ramírez Heredia, Revista Siempre, Mexique)

« Douze histoires divisées en mouvements d'une symphonie particulière (Allegro man non troppo, Adagio, Andante et Andante Cantabile) composent cette collection des nouvelles dont le trait le plus remarquable est son originalité.» (Marilyn Bobes, Cubaliteraria, Cuba)

 

 

karla suarez

Roman.
Éditions Métailié, Paris, 2012.
Traduit de l'espagnol par François Gaudry.
Titre original : Silencios.

Prix du premier roman en Espagne.
Ce livre a été retenu dans la sélection de la rentrée littéraire Automne 2002 de la Fnac et de France Culture.

Éditions:
Espagne : Silencios, Ediciones Lengua de Trapo, 1999.
Italie: Silenzi, Besa, 2000.
Allemagne: Gesichter des schweigens, Rowohlt, 2001.
France: Tropique des silences, Edition Métailié, 2002.
Portugal: Os rostos do silêncio, Asa, 2002.
Espagne: Silencios, RBA, Barcelona, 2002 (kiosco).
Italie: Silenzi, Ugo Guanda, 2005. (poche).
France: Tropique des silences, Éditions Métailié, suites. 2005. (poche).
Slovénie: Tzine, Zalozba Goga. 2006.
Cuba: Silencios, Letras Cubanas, 2008.
Espagne: Silencios, Punto de lectura, 2008 (poche).
France: Éditions Métailié, Paris, 2012 (poche).

Lire: Premières pages du roman Tropique des silences.

 

À La Havane, une petite fille aux yeux clairs et aux cheveux crépus négocie le difficile tournant de l’enfance à l’adolescence, dans une famille condamnée à la cohabitation par les conditions sociales du pays: un père, officier de toutes les guerres de la Révolution, une mère argentine droguée au tango, une tante amateur d’opéra, un oncle masseur et une grand-mère plaintive, gardienne de la morale. L’enfant va peu à peu découvrir que tout le fragile édifice familial ne tient que sur le mensonge, à commencer par ses origines à elle; ses cheveux crépus lui font découvrir la faute cachée et inavouable de la grand-mère: un grand-père noir et très sympathique, puis l’homosexualité de l’oncle, la double vie du père...

Celle qu’on a surnommée p’tit Mec fuit la famille pour les amis de son âge; fréquente les fêtes des années 80, les débats où l’on refait le monde, et goûte à la drogue, loin de l’apocalypse annoncée du système politique. Egalement étrangère à cet univers, tout aussi faux que celui de sa famille, l’adolescente cherche sa voie dans la solitude et le silence. Karla Suárez utilise une langue originale, moderne, directe et lucide, séduisante par son rythme expressif et sa concision. Ce premier roman construit autour de personnages attachants, loin des clichés, révèle des aspects inattendus de la Cuba actuelle.

 

Presse :

Ce livre a été retenu dans la sélection de la rentrée littéraire Automne 2002 de la Fnac et de France Culture.

« Son écriture est nerveuse, maigre, elliptique. Un écrivain est né. Stop. Félicitations. Stop. Attendons la suite sans crainte ni tremblement. »  (François Kasbi, Le Figaro littéraire.)

« Tropique des silences décrit bien l'univers de l'enfance. Petite fille qui se réfugiera dans le silence et la solitude parce qu'on ne lui a pas donné envie de devenir adulte. Le roman ne manque aucune scène importante. Tout est juste. La chute du toit de l'école, la perte de la virginité, les soirées cubaines, l'aveu du père, l'apprentissage de l'écriture. Karla Suarez parle bien de l'entre-deux. Quand tout pourrait être possible mais quand rien ne l'est vraiment. Et ce roman, qui devrait être sombre tant il brosse le portrait d'une adolescente en non-devenir, réussit à faire souffler le vent de l'ailleurs. On y voit, non pas encore tout à fait la victoire de la vie, mais la manière dont l'idée de la mort a été repoussée.»  (M-L-D, Journal du dimanche.)

«Dans la maison, il y a eu son père, militaire; sa mère, une Argentine qui a fini par retourner au pays, son oncle, sa tante, et ses amis. La maison est seule. La femme écoute de la musique fort, car "monter le son est la solution du désir", puis s'enfonce dans le silence, inviolable et immobile comme une île à la dérive. » (Liberation.)

« On rit beaucoup dans ce premier roman de Karla Suarez. (…) La plume est directe, le regard lucide. En filigrane de la vie de la narratrice, s'esquisse une fresque de la société cubaine des trois dernières décennies: l'euphorie des années 70, le divorce entre les procastristes et les traîtres réfugiés à Miami, la guerre d'Angola, l'écroulement du bloc de l'Est qui précède inévitablement celui de l’île, l'angoisse des jeunes Cubains face au monde occidental « nous sommes des pigeons le bec ouvert, parce que nous n'avons jamais eu à chercher de brindilles pour faire le nid ». Un livre attachant pour lequel son auteur a reçu en Espagne le Prix du premier roman.» (Alexie Lorca, Lire.)

Sélectionné parmi les dix romans de nouvelles écrivains de l'an 2000 par El cultural, Espagne: «... à notre avis, les meilleurs fruits de la récolte 2000, abondants et variés, dans lesquels plus d'une centaine de premières œuvres d'art ont été publiées. Surprenez la capacité de Suárez à représenter le quotidien. » (Care Santos, El Cultural, España)

«... c'est le signe des temps, d'une génération qui se voit détruite - et c'est le roman de Suárez le dépeint avec un succès extraordinaire - le conglomérat familial et, pourquoi pas, le conglomérat social. » (Luis de la Peña, El País, España)

« Les Silences de Karla Suárez sont les silences du secret et de la déception (...). Mais ce sont aussi les silences du futur (...). Silences de réflexion, en bref. De littérature. » (Ricard Ruiz, La Razón, España)

« Karla Suárez a un talent incontestable de narratrice, elle sait bien raconter une histoire, avec un langage direct, et nous divertir.» (Germán Gullón, ABC, España)

« C’est un portrait de la société cubaine contemporaine, réalisé en 1998, à l’écart: de manière concise et directe. » (Rosa Esther Juárez, Diario Público, México)

« Dans cet univers de couleurs confuses, décrit avec une prose très fraîche et rythmée, La Flaca essaie de grandir, déterminé à vivre des amitiés nocturnes de ce que devrait être la jeunesse communiste - entre fêtes et littérature, cocaïne et musique, rhum et peinture.»  (Massimo Calandri, La Repubblica, Italia)

« Le récit est agile, drôle, sensuel, parfois surréaliste et même délirant, et les personnages eux-mêmes sont soigneusement façonnés par l'auteur avec une matière première délicieuse pleine d'amour, d'amitié, de douleur et d'absurdité quotidienne.» (Víctor Quelhas, Expresso, Portugal)

« C'est le silence de ce qui ne peut être dit, de ce qui est gardé dans la poitrine, comme s'il était gardé dans une malle où sont conservés des bijoux précieux. C'est l'un des meilleurs romans que j'ai lu ces derniers temps.» (José Luís Peixoto, Suplemento do Diario de Noticias, Portugal)

Karla Suarez

Nouvelles.
Il n’y a pas de traduction française.
Titre original : Espuma.

Éditions:
Cuba: Editorial Letras Cubanas, 1999. 
Colombie: Editorial Norma, 2002.

Lire: Nouvelle Un poeme pour Alicia.


 Sur le fond d'un Havane chaude les personnages de ce recueil des nouvelles racontent ces histoires. Des femmes fébriles, des femmes abandonnées, des femmes seules, des femmes furieusement libres ou dépendantes. Des personnages prisonniers de leurs propres rituels ou déterminés à échapper à sa vie quotidienne. Des nouvelles raccontes avec une voix calme et subtilement cyniques.

 

Presse:

« Onze histoires en onze costumes pour la réalité sont l’offre de Karla qui, par ses associations surprenantes, son cynisme personnel, ce rôle évocateur de dramaturgie dont je ne me souviens plus chez beaucoup de ses contemporains, construit un monde suffisant provoquer beaucoup d'assentiments. » (Rogelio Riverón, Cuba.)

« Suárez invente des personnages pour expliquer l'incompréhensible. C'est l'origine d'un travail qui commence à être connu au Mexique.» (Sonia Sierra, El Universal, México.)